mercredi 18 février 2009

Prix HSBC pour la Photographie

Lauréats | Grégoire Alexandre et Matthieu Gafsou

FR : Depuis de nombreuses années, la photographie fait partie de la politique culturelle de HSBC France. Elle s'exprime aujourd'hui essentiellement à travers le Prix HSBC pour la Photographie, créé en 1995, sous l'égide de la Fondation de France.

Mathieu Gafsou | Surfaces

FR : "Matthieu Gafsou cherche de la cohérence dans l’incohérence d’un pays, la Tunisie, dont « Surfaces » une série de photographies est issue. Tiraillés entre le désir de modernité et de confort occidental et l’usage d’un habitat aux allures traditionnelles, les bâtiments, quartiers qu’il photographie, rendent compte de façades et d’environnement aux exotismes savamment gérés. Les phénomènes contradictoires que cela met en oeuvre, sous les couches lisses d’une réalité entretenue et fantasmée, sont aussi le possible reflet de l’incapacité à capturer le monde. Le désir et le regard visent à la transformation, à la re-création des lieux riches d’illusions." Textes de Olivier Saillard, Conseiller Artistique 2009

Gregoire Alexandre

"Grégoire Alexandre a réalisé des études à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie à Arles et a participé au Festival des jeunes créateurs de Hyères où il fut révélé à plus grand public. Très récemment il était sélectionné par le couturier Christian Lacroix au sein de la programmation qu’il signa dans le cadre des Rencontres d’Arles. A l’instar de Paolo Roversi, Tim Walker ou Peter Lindbergh, notamment, le travail de Grégoire Alexandre a été réuni et présenté sous la forme d’une exposition monographique. La simplicité des moyens utilisés comme celle des formes qui résultent de ses photographies aux tonalités essentielles et ordonnées ont imposé Grégoire Alexandre au monde de la mode. L’apparence des êtres ou des choses n’est pas trompeuse chez lui, mais elle ne se transforme pas non plus en cruauté. Tout à l’inverse elle devient un fard doux pour la peau ou les angles qu’elle apaise. Avec discrétion et sans fracas, ses compositions fragiles qui ne tiennent souvent qu’à un fil, au sens propre comme au sens figuré, ont inscrit une écriture sensible qui tranche alors avec le vocabulaire photographique de mode des années 90. Des natures mortes de vêtements effeuillés comme les pages d’un livre, des mannequins ensevelis sous le rose d’un cyclo, des lacets de couleurs noués aux branches d’un arbre, chacune des photographies de Grégoire Alexandre distille les sentiments poétiques d’une décennie qui, à trop vouloir les chercher, les ignore parfois." Texte de Olivier Saillard, Conseiller Artistique 2009